Le gypaète barbu est facilement reconnaissable, premièrement de par son envergure entre 2,60 et 2,90 m, ce qui fait de lui l’un des plus grands rapaces d’Europe. Ses longues ailes étroites et pointues et sa queue cunéiforme lui donnent une allure élancée rappelant celle du faucon. Son plumage évolue tout au long de sa vie. Chez les jeunes, le plumage est brun foncé avec un léger contraste entre le corps et les ailes. En grandissant, ses ailes vont rester d’une couleur ardoise assez sombre et les plumes de son corps vont beaucoup s’éclaircir pour devenir blanches avec des dégradés orangés. A tout âge, il gardera des yeux très vifs avec un fond couleur paille et un contour rouge. Il garde aussi ses moustaches noires qui sont en réalité des plumes appelées vibrisses.

Le gypaète barbu se nourrit comme les autres vautours de cadavres d’animaux qu’il trouve sur son territoire. Il est généralement celui qui arrive en dernier sur les lieux car il se nourrit principalement d’os mais aussi des pattes, des ligaments et de quelques restes carnés accrochés aux carcasses. Même s’il arrive à ingérer des os de 40 cm, il a dû trouver une solution pour les os plus grands. C’est très simple, il s’envole avec l’os en question dans les pattes et le relâche à plusieurs dizaines de mètres de hauteur sur un éboulis rocheux. La chute sur les rochers va briser les os qui seront ensuite ingérés plus facilement. Ingénieux le gypaète !

En Europe, le gypaète barbu affectionne particulièrement les grands massifs calcaires qui offrent de grandes cavités et de nombreuses grottes où il peut construire son nid.  Le gypaète barbu vit en couple au sein d’une colonie. C’est un oiseau sédentaire qui vit sur le même territoire tout au long de l’année. Les couples sont généralement longs à se former et ne se reproduisent pas avant l’âge de 7 ans.

Sur leur territoire, ils possèdent 2 à 5 nids constitués des branchages recouverts d’un « matelas » de laine et de poils. 1 ou 2 œufs seront pondus entre mi-décembre et mi-février. Après l’incubation d’une cinquantaine de jours, un seul poussin sera élevé. Il sera d’abord nourri de viande puis au bout de quelques semaines de fragments d’os. Le jeune quitte le nid au bout d’une centaine de jours. Il sera nourri encore quelques semaines par ses parents,  le temps de lui apprendre à se débrouiller seul.

En France, on le retrouve dans les Pyrénées, en Corse et dans les Alpes. 2 programmes de réintroduction dans le Vercors et dans les Grands Causses ont été mis en place en 2010 et 2012.

Des lâchers de jeunes gypaètes sont régulièrement effectués dans les gorges de la Dourbie, du Tarn, de la Jonte.

Merci Bruno BERTHEMY pour la contribution photographique.

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