Vénéré dans l’Egypte ancienne, le vautour percnoptère était un passeport pour l’au-delà. Il ornait les monuments et les papyrus anciens. Aujourd’hui, il fait partie des espèces rare et en danger, sous la protection de la loi française et des directives européennes.

Pour le distinguer des autres, c’est très simple : il est le plus petit ! En effet, il a une envergure d’environ 1m60, ce qui fait de lui le plus petit vautour d’Europe. De plus, il est assez léger, 2 à 2,5 kg. On le distingue aussi par sa queue en forme de coin. Son plumage est blanc sur tout le corps, seul le bout de ses ailes est noir. Sa tête est dénudée de plume et recouverte d’une peau jaune orangée ; son bec est assez recourbé et se termine en pointe noire.

Le vautour percnoptère est incapable de dépecer un cadavre de grande taille, il picore donc généralement les restes laissés par les vautours moines et fauves (viandes, peau, bouts d’os). Mais son régime ne se limite pas là il lui arrive aussi de consommer des amphibiens, reptiles ou petits mammifères écrasés sur la route, des œufs, des insectes…

Ce vautour vit généralement en couple et reste fidèle toute sa vie.

En France, on le retrouve dans les Pyrénées, le Languedoc et la Provence, où il vient se reproduire de mars à septembre. Il construit son nid dans une cavité rocheuse, constitué de branchettes, de laine et de débris divers.

La période de reproduction commence généralement dès leur arrivée sur le continent européen et donne lieu à la ponte d’un ou deux œufs. L’éclosion survient après 42 jours d’incubation environ. Le ou les poussins sont élevés par leurs parents pendant 70 à 90 jours. Après le premier envol, les parents s’occupent toujours du jeune encore quelques jours avec leurs migrations vers les sites d’hivernage en septembre. Ce n’est qu’a l’âge adulte, 5 ou 6 ans, que le jeune vautour reviendra sur les zones de nidification.

On peut observer ce vautour dans les vallées du Tarn et de la Dourbie mais aussi sur les Grands Causses. Il faut bien prendre en compte leurs périodes d’hivernation et de migration pour espérer les voir, de mars à septembre généralement…

Merci Bruno BERTHEMY pour la contribution photographique.

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