Sur les Grands Causses et dans les Gorges et Vallées d'Aveyron et de Lozère, il existe un patrimoine bâti plus confidentiel, peut-être moins visible ou moins connu mais qui pourtant raconte toute l’Histoire des Grands Causses. Un patrimoine bâti humble, populaire et vulnérable… à découvrir !

Les bergers ont emmené leurs troupeaux sur les hauteurs des Grands Causses.

Là, ils ont tracé les « drailles » (chemin entre les pacages bordés de murets en pierres sèches), taillé des « buissières » (tunnel de buis) pour se protéger du froid venté hivernal et de la chaleur estivale, aménagé les « lavognes » pour faire boire les bêtes, bâti des « cazelles » (petite cabane de pierres sèches) pour s’abriter et des « jasses » pour leurs troupeaux (bergerie voûtée, en pierre), bâti des parcs à brebis pour se protéger des loups et chiens errants, creusé des caves semi-troglodytiques à même la roche pour transformer le lait de brebis en pérail ou roquefort, aménagé des « toits citerne » pour récolter et stocker les eaux de pluie.

 

Histoire de pierres

Le bois est rare sur les Grands Causses ; la pierre calcaire est donc omniprésente : pas de charpente mais des voûtes, planchers de pierres, toits de lauzes… un habitat qui se fond dans son environnement.

Difficile parfois de différencier un hameau d’un chaos rocheux ruiniforme, faisant naitre de cette « confusion » de nombreuses légendes et fadarelles…

Certains villages et fermes de pierres que vous croiserez probablement sont l’héritage des Ordres des Templiers et Hospitaliers : La Couvertoirade (parmi les Plus Beaux Villages de France), SteEulalie de Cernon, La Cavalerie, St-Jean d’Alcas, La Tour du Viala…

Les bergers et paysans ont aussi apprivoisé les versants abrupts des gorges en y bâtissant des « bancels » (ou « faisses »), murets formant des terrasses propices aux cultures : vignes, cerises, mûriers, cognassiers, amandiers…

 

Désertique les Grands Causses ?  …ouvrez l’œil, vous allez être surpris !

 

En savoir plus

 Parc naturel régional des Grands Causses