Promenade millavoise

Pédestre à Millau
1.6 km
Pédestre
1h
Facile
  • Le patrimoine millavois en quelques pas...
  • Dénivelé
    21.95 m
  • Documentation
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Points d'intérêt
1 Hôtel de Galy - Office de Tourisme
L'Office de Tourisme est installé dans l'ancien hôtel de Galy, maison bâtie au Moyen-Âge et remaniée au XVIIIe siècle, en bordure d'une des principales rues commerçantes de Millau : la rue Droite. Cette maison conserve son portail roman, un couloir voûté et l'escalier de pierre à balustres du XVIIIe siècle. En regardant attentivement la façade, on observe les vestiges de baies de la maison médiévale, ouverte sur la rue par de grandes arcades de boutiques.
2 La Tour des Rois d'Aragon - Le Beffroi
C'est le bâtiment emblématique de Millau : la tour carrée à la base constitue le vestige du palais des Rois d'Aragon, mentionné dès 1172. Incarnant la souveraineté du roi, cette tour concentre le meilleur du savoir-faire de son temps. Lavabos, placards, latrines et baies logés dans l'épaisseur des murs (3 m à la base) équipent les 3 niveaux voûtés, tandis que des escaliers en vis bâtis dans les angles desservent les étages. En 1613, elles est coiffée d'une tour polygonale qui remplace le clocher de l'église Notre-Dame et qui porte la cloche et l'horloge. Entre 1629 et 1825, la tour carrée sert de prison. Le beffroi domine la ville du haut de ses 42 m.
3 L'église Saint-Martin
Elle est la première église paroissiale de Millau, titre qu'elle perd à la consécration de Notre-Dame de l'Espinasse. Aux mains des Calvinistes durant les guerres de Religion, elle sert en 1567 de magasin d'artillerie. Reconstruite par les pénitents Blancs en 1709, elle conserve depuis lors un plan allongé surmonté d'un clocher latéral. Vendue comme bien national à la Révolution (1794) elle redevint église paroissiale en 1876. On peut y voir une descente de croix du peintre Gaspard de Crayer (17e siècle).
4 Lavoir de l'Ayrolle
Jusqu'au milieu du XVIIe siècle, la ville de Millau est alimentée en eau par la source de la «Mère de Dieu» et le canal de Vézoubies. Les premiers lavoirs sont construits vers 1674 -1675 pour réduire les pollutions occasionnés par les blanchisseuses. Un siècle plus tard, en 1749, en application d'un arrêt de Louis XV, la municipalité de Millau fait construire ce nouveau lavoir d'ordonnance classique, symbole du renouveau urbain du XVIIIème siècle et de la volonté d'allier l'utile à l'agréable, du moins aux regards. Un portique en U surmonté d'un fronton aux armes de la villes abrite le bassin du lavoir proprement dit de même forme. L'inscription à la gloire du Roi, qui figurait sur l'entablement de l'ouvrage, fut martelé à la Révolution.
5 L'Hôtel particulier de Sambucy
Cet hôtel particulier est construit à partir de 1672 par Jacques Duchesne, le Maître des Eaux et Forêts en Rouergue. Il devient le château de la famille de Sambucy par le mariage, en 1720, de sa petite fille avec le capitoul au Parlement de Toulouse, Marc-Antoine de Sambucy. Élément majeur du patrimoine millavois, il se caractérise par son jardin à la française orné d'un bassin et d'un jet d'eau. Le riche décor intérieur de stucs et de peintures murales évoque les ornements des plus beaux hôtels particuliers du Grand Siècle.
6 Rue Peyrollerie
La rue des "chaudronniers" (pairolièr en occitan) est l'une des principales rues de la cité. Elle conserve de nombreux témoignages du Moyen-Age : vestiges de baies romanes (n°59), relief d'un ecclésiastique (n°46) logé sous une arcature en pointe de diamant. C'est dans cette rue que fut élevé, au début du XIIIème siècle, le château royal, aujourd'hui disparu (vers le n°10). Conçu comme point d'appui militaire, il a surtout servi de prison. Les portes monumentales (n°10, n°11, n°12, n°13, n°14, et n°17) des XVIIème et XVIIIème siècles attestent du renouveau urbain de l'époque.
7 Place du Mandarous
La place est déjà tracée en 1810. Elle est devenue le centre névralgique de la cité contemporaine, d'où partent les principales artères.
8 Place de la Capelle
Au milieu du XVIIIe siècle, la volonté d'embellissement de la ville se traduit par l'ouverture de celle-ci sur les faubourgs grâce à la destruction des fortifications. A leur place, sont aménagées de vastes promenades publiques. La création de l'esplanade de la Capelle s'inscrit dans cette politique : un vaste mur de soutènement en pierres de taille est élevé pour contenir les charretées de terre apportées pour l'aplanir. A son pied est adossée une petite fontaine.
9 Fontaine Mage
Depuis le Moyen-âge jusqu'à leur destruction, à partir du XVIIIe siècle, huit portes fortifiées ponctuaient le rempart. Il n'en subsiste plus qu'une, en contrebas de l'église paroissiale Notre-Dame de l'Espinasse. Elle reliait le quartier de l'église Notre-Dame à la fontaine «Mage», bâtie au pied de la muraille et connue depuis le Moyen-âge. Autrefois, elle alimentait en eau tout le quartier. Elle se trouve actuellement à environ 5 m au dessous du niveau du boulevard actuel.
10 La Maison du Peuple
Elle est érigée en 1905 par la Commune de Millau qui souhaitait mettre en place "un établissement social destiné à tous les groupements ouvriers, à toutes les associations ou corporations syndicales ou mutualistes". Lieu de rassemblement populaire, la Maison du Peuple accueillait aussi des conférences et des bals. Haut lieu de la vie ouvrière, elle fut le siège de la grande grève des gantiers en 1935. Dans les années 1970, des travaux ont été entrepris dans la grande salle de réunion, transformée en salle de spectacle. Aujourd'hui, après de nouveaux réaménagements, seule la façade de la première construction sur le boulevard a été conservée.
11 Place Foch
Principale place de la ville médiévale, elle s'est développée au devant de l'église et du monastère bénédictin de Notre-Dame. De forme quadrangulaire, irriguée aux angles par quatre rues, elle est bordée par des passages couverts pavés de "calades" qu'une série de colonnes délimite. Ces "couverts" abritaient étalages et acheteurs lors des marchés. L'un des chapiteaux est orné de têtes couronnées, dont deux semblent sourire alors que les autres tirent facétieusement la langue. Un autre porte une mise en garde en occitan: «guara que feras, antes que comeda» (gare à ce que tu fais avant de manger). Il surmontait probablement le pilori, où voleurs et autres inculpés étaient exposés à la population. Une date gravée sur un des chapiteaux indique que la place a été remaniée au XVIIe siècle. L'hôtel de Pégayrolles (l'actuel Musée) et l'ancien prieuré la cantonnaient à l'est. Il ne subsiste aujourd'hui de ce dernier que l'église Notre-Dame. Longtemps principale place de la ville, on y rendait la justice au Moyen-âge, on y tenait les fêtes religieuses et jusqu'à aujourd'hui, le marché.
12 Eglise Notre-Dame de l'Espinasse
L'église paroissiale de Millau tire son nom d'une relique de la couronne d'épines du Christ conservée dans son Trésor. Construite au XIe siècle, elle possédait alors une nef à collatéraux ainsi que deux clochers. Du Moyen Age, elle a conservé ses vastes dimensions, des fenêtres romanes et ses contreforts massifs, reliés par des arcs. Partiellement détruite durant les guerres de Religion, elle a été relevée à partir de 1631 quasiment à l'identique hormis son clocher toulousain et son austère fronton sculpté, en opposition complète avec l'église de Rodez.
13 Hôtel de Pégayrolles
À Millau, l'Hôtel de Pégayrolles représente une des rares réalisations d'hôtel particulier de style classique. Derrière ses grilles, il se développe autour d'une cour carrée avec un corps de logis flanqué de deux ailes en retour. A l'intérieur, un magnifique escalier couvert d'un plafond stuqué, avec rampe en fer forgé du XVIIIe siècle, dessert les étages. Élevé en bordure de la place principale de la ville, cet hôtel particulier a été construit vers 1738 par Jacques Julien de Pégayrolles, conseiller au Parlement de Toulouse. Acquis en 1856 par la ville, il devient tour à tour mairie, bibliothèque et aujourd'hui musée. Il abrite d'exceptionnelles collections de géologie, de préhistoire et de poteries gallo-romaines ainsi qu'une présentation de l'histoire de la ganterie et de la mégisserie. Des expositions temporaires y sont présentées toute l'année.
14 Les Halles
A l'extrême fin du XIXe siècle, Millau, s'inspirant des percées haussmanniennes de Paris, pense un nouvel urbanisme et se dote d'une halle à structure métallique de style Baltard. Conjuguant fer, fonte, brique et verre, la halle élevée en 1899 dégage de vastes espaces intérieurs qu'impose la nécessité de nourrir la population de la ville de Millau, alors la plus importante du Rouergue. Restaurées en 1984, elles accueillent toujours le marché couvert.
22 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 374 m
  • Altitude d'arrivée : 374 m
  • Altitude maximum : 379 m
  • Altitude minimum : 367 m
  • Dénivelé total positif : 22 m
  • Dénivelé total négatif : -22 m
  • Dénivelé positif maximum : 8 m
  • Dénivelé négatif maximum : -7 m
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