RANDO L'agropastoralisme du Causse Noir

Naturel à Saint-André-de-Vézines

6.2 km
Pédestre
3h
Moyen
  • Le village de Saint-André-de-Vézines, façonné par l’agropastoralisme, se trouve en plein cœur du Causse Noir. Vous y trouverez des jasses (bergeries Caussenardes), des lavognes (abreuvoirs), des toits-citernes et des pâturages de luzerne.

  • Dénivelé
    151.03 m
  • Documentation
    Les fichiers GPX / KML vous permettent d'exporter le tracé de votre randonnée sur votre GPS (ou autre outil de navigation)
Points d'intérêt
1 Paysage d’agropastoralisme
L’élevage ovin a modelé le paysage caussenard : des lavognes pour abreuver les brebis, des jasses pour les abriter, des enclos pour les garder, des murets et des clapas pour délimiter les parcelles. Les troupeaux gardent le milieu naturel ouvert en entretenant ces paysages de pelouses sèches. Durant les transhumances, ils empruntent les drailles, chemins creux bordés de petits murets de pierre.
2 Sentiers VTT et pédestres
Des sentiers balisés de VTT et de randonnée pédestre partent du village de Saint-André-de-Vézines et cheminent jusqu’à Roques-Altes (voir photos). La GR62A mène au chaos rocheux de Montpellier-le-Vieux.
3 Four communal
Autrefois, chaque ferme possédait son four à pain. A l’époque féodale, celui-ci appartenait parfois au seigneur, qui prélevait des taxes sur chaque cuisson : pour cet usage obligatoire on parlait d'une "banalité". Certains fours ont été restaurés pour servir durant la seconde Guerre Mondiale.
4 Jasse
C'est la bergerie typique des Causses. "Jasse" vient de l’Occitan jaça, soit « lieu où l'on gît, où l'on est couché ». Dans les champs, les bergers s'abritaient généralement dans des caselles, sorte de petites cabanes en pierre sèche, construites sans mortier, utilisant la voûte en encorbellement, élevée sans coffrage.Sur la commune de Comprégnac, dans la haute vallée du Tarn, vous découvrirez 36 de ces caselles sur le "sentier" qui leur est consacré.
5 Eau
Sur les sols calcaires du Causse, l'eau de pluie s'infiltre rapidement pour disparaître en sous sol. Cette caractéristique, conjuguée aux faibles précipitations estivales, a incité les paysans à mettre au point d'ingénieuses techniques pour récolter et conserver les eaux pluviales : puits et toits citernes pour les hommes, lavognes pour les troupeaux.
6 Lavogne
Les éleveurs ont aménagé des creux naturels (les sotchs) en les étanchant par un tapis argileux et en les pavant de pierres calcaires pour retenir les eaux de ruissellement. Autrefois, cette mare gallo-romaine abreuvait les troupeaux de fèdes (les brebis) et était utilisée par des lavandières. Aujourd’hui ce sont les oiseaux qui viennent y boire, s'y baigner et y chasser des insectes. Cette lavogne est également habitée par des grenouilles et de nombreux poissons.
7 Statue de Marie
8 Eglise néo-romane
L’église est accolée à l’ancien presbytère, devenu un gîte Panda (labellisé WWF).
9 Vue sur l'église
10 Pâturages
Les paysages ouverts des Causses, vastes étendues de pelouses sèches, ont été façonnés au fil des siècles par l'économie agropastorale. Si les brebis disparaissent, la forêt reprend ses droits les paysages se "referment". Les cultures de luzerne autour de Saint-André-de-Vézines sont destinées à l’alimentation du bétail.
11 Draille
Le mot « dralha » signifie piste en occitan : troupeaux et bergers l'empruntent au moment de la transhumance. L’hiver, les troupeaux restent dans la vallée et montent sur les Causses au printemps. Aujourd'hui, la plupart de ces pistes sont devenues des sentiers de randonnée. Dans la région, la transhumance se pratique encore en Cévennes et sur l’Aubrac (bovins).
12 Hameau de La Roujarie
En 1868, ce hameau comptait encore 11 habitants. Les maisons, typiquement caussenardes, sont bâties en pierre du sol à la toiture (lauzes). Durant des siècles, le bois fut en effet une denrée rare et donc précieuse sur le Causse Noir.
13 Toit citerne de La Roujarie
L'eau constitue un des enjeux fondamentaux de l'économie paysanne caussenarde. Sa conservation est donc une préoccupation majeure des éleveurs. Ce toit-citerne du 19e siècle permettait d'abreuver les troupeaux sur les pâturages éloignés du village. Un toit de lauzes, de forme convexe, canalise l’eau de pluie vers un puits.
14 Prieuré de Saint Jean des Balmes
Caché dans les pins et les feuillus, le promeneur découvre un étonnant clocher carré et les vestiges d'une chapelle romane classé aux Monuments Historiques depuis 1989.
15 18e siècle: production de viande ovine
A la fin du 18ème siècle, les causses sont des régions céréalières (blé, seigle, orge ou avoine). L’élevage ovin fournit la viande, le lait, le fumier pour les cultures et la laine pour les manufactures ou le tissage à domicile. La région connaît une forte croissance démographique (jusqu’à 20 habitants au km2). Mais à partir 1815, les cours de la laine s’effondrent et les causses se dépeuplent progressivement.
16 19e siècle: production de lait de brebis
Dans un contexte difficile - disparition des débouchés liés à l'industrie de la laine, abandon des terres cultivées - l'élevage ovin amorce une reconversion en s'orientant vers la production laitière. L’industrie fromagère se développe grâce à l’aménagement des caves à Roquefort et à la création en 1842 de la " Société des Caves et Producteurs réunis".
17 Le Roquefort
Au 20e siècle, l'élevage ovin sert essentiellement à approvisionner les caves de Roquefort, premier fromage de France à avoir reçu l'Appellation d’Origine Contrôlée (1925). C’est Charles VI, au 15e siècle, qui donne aux habitants de Roquefort-sur-Soulzon l’exclusivité de l’affinage et fait des caves un lieu protégé. Après l'obtention de l'AOC, en dehors de ce périmètre, les caves furent considérées comme "caves bâtardes".
18 Chemin de fer
Fin 19e siècle, l’ouverture de la ligne ferroviaire de Millau élargit le marché de vente du Roquefort, entraînant à son tour l'augmentation de la production laitière et l'essor des industries liées au travail de la peau, mégisserie et ganterie. Le territoire s'ouvre également aux premiers touristes, qui découvrent les paysages calcaires des causses et des Gorges.
19 Le Causse aujourd’hui
Sur le territoire du Parc naturel régional des Grands Causses, on compte près de 700 000 brebis, les troupeaux allant de 300 à 800 têtes. Grâce à l'amélioration de l'alimentation et à la sélection génétique, une brebis produit de 200 à 250 litres de lait par an (contre 80 litres dans les années 1930).
20 Charognards
Les vautours ont été réintroduits sur le Causse à partir de 1981 : d'abord le vautour fauve, suivi du vautour moine en 1992. Des charniers, où sont déposés les carcasses de brebis récupérées chez les éleveurs, ont été aménagés pour nourrir ces grands charognards. Il leur faut environ 500 grammes de viande par jour. En 5 heures de vol, un vautour peut explorer un territoire d'un rayon de 110 kilomètres. Ils nichent en bordure des gorges et des falaises et utilisent les chaos rocheux comme reposoir, notamment celui des Roques-Altes.
21 Gastronomie
La gastronomie locale s'inspire fortement des produits issus de l'élevage ovin : les fameux trénels, cuisinés à partir de panse d’agneau farcie, consommés traditionnellement à l'heure du petit déjeuner (!) au lendemain des soirs de fête; la flaune, un gâteau au "fromage" parfumé à l'eau de fleur d'oranger, à base recuite, soit de petit lait de brebis...
22 Devinette
151 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 873 m
  • Altitude d'arrivée : 873 m
  • Altitude maximum : 921 m
  • Altitude minimum : 847 m
  • Dénivelé total positif : 151 m
  • Dénivelé total négatif : -151 m
  • Dénivelé positif maximum : 31 m
  • Dénivelé négatif maximum : -57 m