100km de Millau

A Millau tous les derniers samedis du mois de septembre depuis 50 ans !

Au-delà des modes et des changements

Les 100 bornes, comme disent les intimes de l’épreuve est une épreuve historique. Créée en 1972, elle fait aujourd’hui office de véritable « survivante » dans le monde de la course à pieds sur route. Face au succès grandissant du trail et forte de son demi-siècle d’existence, elle a su résister à toutes les modes, tous les défis !

Une épreuve de course à pied devenue un véritable mythe !

Elle se court essentiellement  sur route goudronnée et appartient à la famille du grand-fond. Et quand on est le plus « vieux » des 100 kilomètres français, on se doit de maintenir la barre haute et d’être à la hauteur de sa réputation.

  • Et quelle réputation ! 

Des coureurs qui viennent de toute la France et même bien au-delà pour courir au moins une fois dans leur vie les mythiques 100 bornes de Millau. Faire une fois les 100Kms de Millau, c’est un « minimum syndical » car nombreux sont les coureurs qui viennent et reviennent encore, totalement addicts à l’épreuve. Il en résulte une ambiance de grande famille, comme un esprit de fête populaire unique qui anime la course et les coureurs depuis 50 ans.

Un esprit festif qui n’a pas empêché les 100 km de Millau d’être 3 fois le support des championnats de France.

Sa réputation vient aussi du nombre. On ne court pas tout seul à Millau : Quelques milliers de coureurs (3 800 coureurs en 1991, record historique) presque autant d’accompagnateurs et  un public toujours au RDV. Effet stimulant garantit qui confère à cette course sa réputation et permet de belles performances sportives.

  • « Je l’ai fait ! »

Bien sûr, il y a le chrono qui tourne, les élites, les records, les performances individuelles… Mais pour beaucoup de coureurs, l’objectif unique, quasi obsessionnel est juste de terminer la course. Car c’est une fierté indescriptible que d’atteindre le Graal ultime et pouvoir se dire « Je l’ai fait » !  Etre « centbornard » et « Finisher », vaut toutes les médailles !

Le parcours des 100 km de Millau

  • Ça monte… et ça descend !

L'épreuve commence par une boucle de 42,2 km le long du Tarn sur laquelle se dispute en même temps un marathon ;  Presque un échauffement pour certains !  Déjà une belle épreuve pour d’autres… 

Le profil de course est ici relativement lisse, malgré quelques légers faux plats sur la première partie jusqu’au village du ROZIER. Passé ce village, la seconde partie est légèrement plus vallonnée, sortes de gros dos d’âne qui s’enchainent…

Ce premier marathon avalé, vous revoilà de nouveau à Millau. Vous êtes « chauds » et prêts à attaquer la suite…

  • Et quelle suite ! 

Un magistral aller-retour de 57.8 kms entre Millau et Saint-Affrique. Un parcours qui comporte aussi deux vraies côtes, bien raides, dont le fameux col de Tiergues qui a fait souffrir bien des coureurs en 50 ans (et accessoirement, quelques accompagnateurs !) 
Cotes d’autant plus redoutables, qu’il vous faudra les surmonter dans les deux sens. 

Conséquences directes de la gravité : Les coureurs chevronnés terminent l'épreuve en 15 à 25 min de plus que pour un 100 kilomètres « plat »

 

  • Un Aller-retour sous le célèbre viaduc de Millau !

Histoire de relever un peu la tête et de ne pas se taper 100 km le nez dans ses chaussures…
Car les 100 kms de Millau se font dans un décor qui est tout sauf monotone. Sa réputation lui vient aussi des paysages traversés et de l’accueil de la population.
Et cerise sur le gâteau, le célèbre Viaduc que vous aurez tout le loisir de contempler, en passant à l’aplomb du célèbre monument.

Une course inscrite dans l’ADN du territoire

  • « Tellement populaire… 

Une course qui semble être là depuis toujours… "c’est NOTRE course " … paroles de millavois !
A Millau, voir les coureurs passer et repasser ne surprend plus personne… Un enthousiasme porté aussi par les bénévoles, fidèles au poste depuis le début pour certains !

 

  • Une course aussi en coulisse… 

L’occasion de rappeler que ce type d’évènement n’est rien sans l’investissement et la passion de ces centaines de petites mains qui œuvrent bénévolement pour que la fête soit belle ! La performance est aussi coté coulisse. Et là aussi, c’est une épreuve qui mérite d’être saluée.

 

  • D’étranges fantômes en short…

Le spectacle des « survivants de la nuit » a du pourtant surprendre plus d’un visiteur de passage, étrangers au monde de la course et traversant Millau au petit matin…  Etrange vision en effet que ceux qui arrivent longtemps après les premiers, ceux qui arrivent le matin, hagards, boitillant, plein de sueurs et de souffrance. Ces spectateurs ont-ils alors seulement remarqué la petite étincelle qui continue de luire dans les yeux de ces fantômes en shorts ?
Petite flamme qui ne s’éteindra qu’une fois la ligne, d’arrivée franchie. Finir les 100Kms est parfois une longue, très longue épreuve où seul un moral hors normes permet de s’affranchir des derniers kilomètres.

Le Saviez-vous ?

  • Lors de la 22e édition en 1993, la course est pour la première fois arrêtée à cause d'un orage violent et brutal qui s'abat sur la vallée

  • Un coureur mystérieux s'inscrit régulièrement sous une fausse identité ; par la suite, on apprend que c'est le patron du GIGN.

  • L'ancien animateur vedette de La Chasse aux trésors, Philippe de Dieuleveult, vient à plusieurs reprises courir à Millau avec des cadreurs de France 2 qui le suivent à moto, tout comme Samuel Étienne en 2014, le présentateur de l'édition nationale du 12/13 de France 3.

  • En 1985, deux coureurs sont classés 1er, Bruno Scelsi et Bernard Rossetti. Ils arrivent ensemble sur la ligne d'arrivée avec le chrono de 7 h 8 min 48 s, mais classés dans des catégories différentes.

  • En 1991, la course enregistre un record en termes de participation avec 3 800 participants

  • En 2017, la ministre des sports Laura Flessel donne le départ des 100 km de Millau avec 2 103 participants.